TGV Rhin-Rhône : début des travaux

Le 3 juillet dernier, le ministre des transports Dominique Perben est venu donner le premier coup de pioche des travaux de la branche Est du TGV Rhin-Rhône. Prévue pour décembre 2011, cette portion de 140 kilomètres reliera Dijon à Mulhouse. Belfort sera à 2h25 de Paris (contre 3h50 aujourd’hui), Mulhouse à 6h25 de Barcelone et à Francfort à 4h40 (contre 12h20 et 7h25 aujourd’hui). L’originalité de ce TGV vient du fait qu’il ne passe pas par Paris. "C’est un système typiquement européen, mais aussi un plus en termes de capacité de croissance économique, un enjeu extrêmement posisitif d’aménagement du territoire et de développement de l’emploi" a indiqué Dominique Perben lors de l’inauguration.
Un projet de grande envergure. L’Alsace, par la voix de son président de Conseil Régional, ambitionne de devenir le carrefour de deux TGV à vocation européenne. Notons que ce chantier est le plus grand de France : 12 viaducs, 160 ponts, un tunnel et deux gares. Mais ce qui intéresse les élus locaux, ce sont les emplois que la liaison peut engendrer. Ils se montent à 4000 en quatre ans, avec 2000 emplois indirects en sus, mais avec avec une question épineuse : qui va payer la douloureuse ? Car sur les 2,3 milliards d’euros que coûte la réalisation de ce projet, l’Etat et Réseau Ferré de France avancent 1,4 milliards, les 19 collectivités d’Alsace, de Bourgogne et de Franche-Comté 654 millions, et la Suisse 66 millions. L’inquiétude vient du Jura et de l’Union Européenne, dont on ne sait pas encore s’ils honoreront leur participation. (13 et 200 millions) En effet, le Jura attend un engagement ferme de l’Etat sur la branche sud entre Dijon et Lyon.
Sources : l’Express, Libération. Photo : fermmed.