Le projet transports du PS en panne
On le sait, les programmes électoraux ne correspondent que rarement à la politique menée par les gouvernants lorsqu’ils arrivent enfin aux manettes. Mais il est intéressant de regarder quand même ce que proposent les différents partis. Voyons aujourd’hui le contenu des propositions du PS, dans le domaine des transports bien sûr.
Expliqué dans la première partie du projet socialiste révélée le 6 juin dernier, les mesures en faveur de l’amélioration des déplacements se résument à quelques intentions : « Nous privilégierons les transports collectifs et économes en énergie en augmentant fortement les crédits consacrés au ferroutage et en instaurant une fiscalité favorable aux transports collectifs "propres". Nous réactiverons les aides de l’Etat pour la réalisation de transports en commun urbains et augmenterons la participation des entreprises dans les frais de transports collectifs des salariés. » Moins de poids-lourds, donc, et aussi l’accent sur le développement des transports collectifs. Plus loin : « Nous introduirons une véritable fiscalité écologique généralisant la Taxation Générale des Activités Polluantes (TGAP) en incluant notamment le volet énergie qui lui fait réellement défaut. Nous créerons une taxe sur le kérosène des transports de fret et instaurerons un prélèvement exceptionnel sur les super profits des entreprises pétrolières. » On va relancer le processus du pollueur-payeur, en somme. Et mis à part la revalorisation des conditions de travail des marins et la reconnaissance du droit aux handicapés à prendre les transports en commun, c’est tout ce que j’ai pu trouver –et j’ai cherché !- dans le projet du PS pour 2007 concernant le secteur des transports. Bien sûr, rien n’est chiffré, puisque c’est une lettre d’intentions, mais justement, on ne peut pas dire qu’on veut améliorer les transports en communs sans parler de budgets supplémentaires, de modernisation des services, et de fluidité du trafic routier. Il est temps que le PS se mette au travail pour convaincre. Car si même les intentions ne font pas rêver, quid de leur réalisation ?