Désengorger l’Autoroute A10
Mercredi 31 mai 2006
Un arrêt de bus sur l’autoroute ? L’idée a l’air plutôt excentrique, d’ailleurs le maire de Janvry, un petit village de l’Essonne en bordure de l’A10, a mis un bout de temps avant de la faire accepter. Mais depuis 1990, Christian Schoettl (DVD) voulait désengorger les routes départementales, et sa méthode était toute tracée : construire un arrêt de bus à Briis-sous-Forges pour permettre aux cars de faire la pause. Ainsi, le lien serait fait entre le sud de l’Essonne et les deux principaux bassins d’emploi du nord du département, Massy et Les Ulys. Comment arriver à cet arrêt de bus unique en Europe ? De plusieurs façons, soit en voiture, puisqu’il y a 120 places gratuites de parkings à disposition des automobilistes, soit en navettes et même bientôt en vélo par les pistes cyclables ad hoc. Question fréquence, un bus devrait passer toutes les six minutes aux heures de pointe. Les élus prévoient 4 à 500 passagers par jours.
Cette initiative a coûté 6,2 millions d’euros, et a mis du temps avant que la majorité de gauche du Conseil Général de l’Essonne prenne le dossier au sérieux et finisse par le financer à moitié. Mais, elle a évité la création d’une sortie sur l’A10, qui aurait eu pour conséquence une urbanisation supplémentaire.
sources : Le Parisien, 20 minutes
Cap sur le Brésil cette semaine. Dans l’interview du lundi, on lorgne sur les moeurs de nos lointains voisins. Flavia nous dit tout sur les services de transports parallèles, l’usage qu’ils font de la voiture, et les biocarburants. On écoute !
Mais les concepteurs du siège assis-debout devront revoir leur copie, puisque les compagnies ne voient pas trop comment les utiliser : ce voyage debout ne serait proposé qu’à des passagers de seconde classe et pour une heure au maximum. Or les avions sont utilisés pour différents trajets, donc Airbus et Boeing semblent insatisfaits par ce concept.
Et me voici de retour pour l’interview du Lundi !! Vous savez, tous les débuts de semaine, je vous propose une entrevue sur les transports et leur lien avec l’écologie. Aujourd’hui, c’est Lionel, Stéphanois d’adoption, et automobiliste régulier (cf photo) qui répond à mes questions.